06/2016
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Il y a l’homme, certes, avec son parcours singulier et son patronyme qui a fait la réputation d’un atelier de portraits, mais il y a aussi la collaboratrice, l’associée bientôt, talentueuse elle aussi. Parler du studio Lévin, c’est avant tout raconter un duo, décrire une « photographie à quatre mains » pour ainsi dire tant il est difficile de distinguer le travail de Sam Lévin de celui de Lucienne Chevert, dans une production de plus de 250 000 prises de vues réalisées pendant presque cinquante ans d’une carrière presque commune. L’histoire du studio Lévin est faite de périodes, de ruptures avec le passé et de changements de styles. Tout n’est que renouvellement et évolution dans les entreprises conjointement menées par les deux photographes de 1934 à 1983. Une longévité qui s’explique par une aptitude au changement et par une incroyable capacité à naviguer dans les eaux changeantes d’une société en mutation : la « manière Lévin » reflète les modes et les mœurs, incarne les goûts et les imaginaires d’époques aussi différentes que l’entredeux-guerres ou les sixties.