30ème anniversaire de la Maison Doisneau

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Un anniversaire constitue toujours une occasion privilégiée de marquer une pause, de prendre du recul, d’examiner le chemin parcouru et d’esquisser un bilan. Il ne s’agit ni de figer une histoire — qui mériterait d’ailleurs un véritable travail de recherche scientifique — ni de sanctuariser un récit institutionnel, mais plutôt de rappeler quelques jalons essentiels afin de mieux envisager les décennies à venir.
L’année 2026 marque les 30 ans de la Maison de la Photographie Robert Doisneau. Comme nombre de structures culturelles, l’aventure a débuté, il y a 30 ans, sous une forme associative, mandatée par la Ville de Gentilly pour porter une politique culturelle fondée sur un médium alors encore en quête de reconnaissance institutionnelle : la photographie. Dix ans plus tard, la structure et son équipement sont intégrés à l’intercommunalité — aujourd’hui l’Établissement public territorial Grand-Orly Seine Bièvre — afin de garantir sa pérennité et de renforcer les moyens consacrés à ses missions.
Lorsque la Maison de la Photographie ouvre ses portes en février 1996, les institutions spécifiquement dédiées à la photographie sont encore peu nombreuses, tant en Île-de-France qu’à l’échelle nationale. La création de la « Maison Doisneau » s’inscrit alors dans une dynamique militante visant à faire reconnaître la photographie comme un art à part entière. Son ouverture intervient au moment même de celle de la Maison Européenne de la Photographie, dans un paysage institutionnel encore en structuration. 
Depuis le début des années 1980, plusieurs initiatives ont contribué à cette reconnaissance, particulièrement en Ile-de-France: les programmes du Centre national de la photographie, ceux du Patrimoine photographique, l’ouverture du Centre Photographique d’Île-de-France en 1989 ainsi que les projets conduits par les départements photographiques du Musée Carnavalet, du Musée d’Orsay et du Centre Pompidou, sans oublier le rôle de plusieurs galeries pionnières. Dans ce contexte de consolidation institutionnelle, la décision de la municipalité de Gentilly de transformer l’une des plus anciennes bâtisses de la commune (dont la construction remonte au milieu du XVIIIe siècle) en centre d’art photographique de 300m2 revêt une portée singulière. 
Robert Doisneau, natif de Gentilly, a lui-même connu cette évolution du regard porté sur la photographie. Sa trajectoire personnelle témoigne de cette mutation : d’illustrateur au service de commandes, il devient progressivement un auteur reconnu, avant d’être consacré comme l’une des figures majeures de la photographie française.
Le rapprochement entre Robert Doisneau et la Ville de Gentilly prend une première forme concrète avec un projet photographique consacré à la commune, destiné à nourrir une publication sur la ville et ses habitants. En 1992, Gentilly célèbre avec éclat les 80 ans du photographe. Près de 3 000 personnes — habitants, personnalités politiques et grandes figures de la photographie, parmi lesquelles Henri Cartier-Bresson, Édouard Boubat ou encore Sabine Weiss — se réunissent pour lui rendre hommage. La célébration se tient devant l’ancienne bâtisse appelée à devenir un lieu dédié à la photographie portant son nom.
Dans le prolongement de cette initiative, une exposition consacrée aux photographies réalisées par Doisneau à Gentilly est envisagée au sein de la future Maison de la Photographie Robert Doisneau. À cette époque, l’adjoint à la culture de la Ville, Fabien Cohen, joue un rôle décisif: conscient, dès la fin des années 1980, que l’éducation à l’image passe nécessairement par la photographie, il déploie une énergie considérable pour que ce projet voit le jour. Robert Doisneau n’en verra cependant pas l’aboutissement : il disparaît en 1994, avant l’ouverture du lieu. Son exploration photographique de Gentilly demeure elle-même inachevée, sans que l’on sache précisément jusqu’où elle avait été menée. Jean Dieuzaide (qui avait lui-même œuvré pour ouvrir, à Toulouse, la première institution photographique en France) accepte d’être le parrain de la Maison de la Photographie Robert Doisneau pour son inauguration en février 1996.
En écho au projet inachevé de Robert Doisneau sur sa ville natale, l’exposition Robert Doisneau, Gentilly, accompagnée de son catalogue, a été présentée en septembre 2025. Elle rendait hommage à ce projet inabouti tout en dévoilant au public un ensemble de photographies consacrées par l’auteur à sa ville natale.

Bien qu’intimidé par cette perspective, Robert Doisneau adhérait à l’idée qu’un espace photographique puisse porter son nom. Non pour en faire un musée uniquement consacré à sa vie et à son œuvre — la perspective d’un cénotaphe lui inspirait une profonde réticence — mais pour soutenir un lieu dédié à la promotion de la photographie, avec une attention particulière portée aux jeunes auteur·rices. La Maison Doisneau reprendrait donc le modèle du centre d’art.
L’orientation fondatrice de la Maison Doisneau, associée à la photographie dite « humaniste », prend forme avec l’exposition inaugurale présentée en février 1996. Conçue par sa première directrice, Annie-Laure Wanaverbecq (directrice de 1996 à 2013), cette exposition intitulée Est-ce ainsi que les hommes vivent réunissait des photographes contemporains de Doisneau ou inscrits dans une tradition documentaire et esthétique attentive aux réalités humaines.
Accompagnée d’une publication, l’exposition proposait un panorama d’œuvres consacrées aux existences ordinaires, aux liens sociaux et aux environnements de vie. Inspiré de la célèbre exposition The Family of Man, présentée au Museum of Modern Art en 1955, ce projet ambitionnait de rendre visible une photographie portée sur les individus et par un regard souvent empathique sur les êtres et les situations. Les enfants y occupaient une place importante ; les conditions sociales, les fractures du monde contemporain ou les engagements politiques des photographes y trouvaient également un espace d’expression.
C’est sur cette base que fut lancée la programmation, à la fois innovante et prolifique, conduite par Annie-Laure Wanaverbecq durant dix-sept années. Celle-ci a alterné expositions monographiques consacrées à de grandes figures de la photographie et projets thématiques ouverts sur des enjeux historiques, sociaux et politiques.
Parmi les photographes exposés figurent notamment Claude Dityvon (1996), Jane Evelyn Atwood (présentée dès 1998 dans l’exposition Femmes photographes, avant de faire l’objet de deux expositions monographiques ultérieures), Andreas Feininger (2000), Sergio Larraín (2002), Isabel Muñoz (2003), Gotthard Schuh (2004), Graciela Iturbide (2006), Izis - à travers les archives de Paris Match (en 2007), Lucien Hervé (2011) ou encore Henriette Grindat (2011). 
La Maison Doisneau a également présenté durant cette période des expositions thématiques marquantes, telles que Les Fronts populaires (1997), Photomontages historiques, sociaux et politiques des années vingt à aujourd’hui (2000), Palestine, entre le bleu du ciel et le sable de la mémoire (2001), La photographie hongroise de l’entre-deux-guerres dans les collections privées (2001) ou encore Les premiers photographes au Maroc, 1870-1939 (en 2009).
Si la photographie documentaire et sociale, a constitué un axe majeur de cette programmation, la notion même de « photographie humaniste » n’a jamais fait l’objet d’une réelle définition. Et pour cause : d’abord forgé par la critique, puis repris par les historien·nes de la photographie pour désigner une période allant approximativement de l’entre-deux-guerres aux années 1950-1960, ce terme ne recouvre ni une école constituée, ni une communauté homogène d’auteurs et d’autrices, ni même une unité esthétique, éthique ou temporelle clairement identifiable.
Réduire Robert Doisneau à la seule figure du « photographe humaniste » apparaît, à cet égard, insuffisant. Une telle catégorisation tendrait à reléguer au second plan des pans entiers de son œuvre : sa photographie industrielle — notamment réalisée pour les usines Renault —, ses travaux de mode ou encore ses commandes publicitaires, à moins de considérer précisément que cette diversité participe pleinement d’une même vision du monde.
À y regarder de plus près, la photographie humaniste demeure avant tout une notion ouverte : celle d’une photographie qui place l’humain au centre de son attention, dans la pluralité de ses conditions, de ses expériences et de ses représentations, quels que soient les contextes historiques ou les partis pris formels.
C’est ce constat qui guide mon action depuis mon arrivée à la direction de la Maison de la Photographie Robert Doisneau en 2014 : la « photographie humaniste » n’existe pas, ou plus exactement, elle désigne un champ infiniment plus vaste que celui auquel on la réduit généralement dans l’histoire de la photographie comme dans les représentations contemporaines du médium.
C’est pourquoi notre programmation s’attache désormais aux formes photographiques qui interrogent, documentent ou représentent l’humanité dans sa pluralité, qu’il s’agisse d’œuvres historiques ou de créations contemporaines. Histoire et contemporanéité constituent ainsi les deux axes structurants d’un cadre programmatique fondé sur l’exploration, la redécouverte et la mise en perspective.
Cette démarche se traduit d’abord par un travail de défrichage consacré à des auteurs et des autrices dont les œuvres méritent d’être réévaluées ou redécouvertes. Ainsi, la rétrospective consacrée en 2022 à Ergy Landau (1896-1967) a permis de révéler une œuvre qui n’avait jusque-là jamais bénéficié d’un véritable travail de recherche ni d’une exposition d’ampleur en France. Dès 2014, la Maison Doisneau présentait pour la première fois en France le travail du photographe britannique Homer Sykes avec Homer Sykes, England 1970-1980. Ont également marqué cette programmation l’exposition Ex Time consacrée à Franck Landron (2015), l’exploration inédite du travail d’André Kertész à travers son usage du Leica à partir de la fin des années 1920 (André Kertész, marcher dans l’image, 2020), ou encore les expositions dédiées à Marcel Bovis (Marcel Bovis, 6x6), Jean-Christophe Béchet (2017), Angéline Leroux, Laure Pubert, Laure Samama (Trouer l’opacité, 2018/ ou Pentti Sammallahti (2018) ou Igor Mukhin (« Générations, de l’URSS à la nouvelle Russie / 1985 – 2021 » en 2021).
La volonté d’un réexamen historique s’est notamment traduite par une juste revalorisation de Lucienne Chevert dans l’histoire de l’atelier Lévin, à travers l’exposition Le studio Lévin, Sam Lévin & Lucienne Chevert (2016), ainsi que par la présentation, en 2021, de Paris années 50, dernière exposition conçue du vivant de Frank Horvat.
Du côté de la création contemporaine, notre ambition demeure identique : interroger ce que peut signifier aujourd’hui un regard humaniste et, surtout, déplacer les représentations parfois convenues qui lui sont associées. 
Ainsi, Lena Gudd proposait avec La trace invisible des gens (2015) une réflexion sensible sur les formes de présentation de l’image photographique argentique en noir et blanc. En 2016, l’exposition Infiniment humain accueillait la première présentation du jeune collectif DIAPH8. En 2019, Qui est nous ? réunissait pour la première fois le photographe Philippe Bazin et la philosophe Christiane Vollaire autour d’une approche exigeante sur les formes contemporaines de l’altérité et du commun.
D’autres projets ont permis d’ouvrir des perspectives inédites : le remarquable travail documentaire de Stephen Shames consacré au mouvement du Black Panther Party (2017) ; l’œuvre saisissante de Soham Gupta sur les marges sociales de Calcutta, dont l’exposition Angst, présentée en 2022, constituait seulement la seconde monstration après la Biennale de Venise ; ou encore The Lives of Women signé par la monumentale Mary Ellen Mark (2022).
Plus récemment, le travail de Thomas Boivin avec Belleville (2023) proposait une réactualisation stimulante de la photographie de rue parisienne, exercice devenu aujourd’hui particulièrement difficile. Enfin, l’exposition Robert Doisneau, Gentilly (2025) révélait au public, nous l’avons dit, un ensemble largement inédit d’images consacrées à la ville natale du photographe.
S’ajoutent à cette programmation des projets auxquels nous demeurons particulièrement attachés, parce qu’ils cultivent le goût de la découverte autant qu’ils provoquent une prise de conscience, dans des domaines très divers. Ce fut le cas de Papiers, s’il vous plaît ! Collections du Musée Nicéphore Niépce / Collection Ivan Epp (2016), coproduite avec le Musée Nicéphore Niépce et La Chambre, qui retraçait une histoire méconnue de la photographie d’identité. Ce fut également le cas de On n’est pas des robots : ouvrières et ouvriers de la logistique, projet porté par Cécile Cuny, Nathalie Mohadjer et Hortense Soichet, consacré aux transformations contemporaines du monde ouvrier — le monde ouvrier apparaissant comme un sujet récurrent dans l’histoire de la photographie documentaire. Enfin, l’exposition Et nos morts ? La photographie post-mortem aujourd’hui en Europe, présentée en 2023, demeure l’un des projets les plus marquants pour nous de ces dernières années. Elle a suscité une émotion rare, précisément parce qu’elle donnait à voir, pour la première fois dans un cadre institutionnel de cette nature, les visages de nos morts (l’un de nos grands tabous) et les gestes contemporains du deuil. La photographie constitue un formidable vecteur de connaissance. Elle permet d’arpenter près de deux siècles d’histoire, de sociétés et de pratiques humaines. Notre ambition demeure simple : continuer à explorer ses territoires les moins balisés, ses marges, ses zones encore peu parcourues et les montrer à un très large public.

 

La programmation d’un lieu tel que la Maison de la Photographie Robert Doisneau, en tant qu’équipement public, s’inscrit nécessairement dans un cadre d’exigence élevé. C’est précisément sa nature publique qui lui confère une large liberté d’exploration, tout en impliquant un respect rigoureux des principes qui fondent son fonctionnement : juste rémunération des artistes et des commissaires d’exposition, attention portée aux conditions de travail des équipes, responsabilité dans la production des projets et exigence d’accessibilité des contenus, responsabilités environnementales...
Parallèlement à son activité d’exposition, la Maison de la Photographie Robert Doisneau déploie un second axe fondamental : l’éducation à l’image par la photographie (qui constitue également une forme d’éducation aux médias). Cette orientation pédagogique forte répond à une volonté partagée par les collectivités publiques qui accompagnent et soutiennent le projet : l’Établissement public territorial Grand-Orly Seine Bièvre, qui porte aujourd’hui l’équipement, la Ville de Gentilly, où il est implanté, ainsi que le Département du Val-de-Marne, partenaire fidèle depuis sa création.
En 2001 est lancé le programme La Photographie à l’École, dispositif pédagogique qui permet chaque année à près de 250 élèves, de la maternelle au collège, de participer à des ateliers de prise de vue et d’analyse d’images conduits par des artistes intervenant·es. Bien plus qu’une initiation, il s’agit d’un véritable parcours annuel de création et d’accompagnement artistique, encadré par des photographes professionnel·les et conçu comme une expérience de transmission à part entière.
Tout au long de l’année scolaire, les œuvres réalisées par les élèves donnent lieu à une exposition collective présentée dans les espaces de la Maison de la Photographie Robert Doisneau. Produite, scénographiée et commissariée avec le même soin que les autres projets de la programmation, cette exposition reconnaît pleinement la valeur du travail accompli par les participant·es (même s’il sont jeunes voire très jeunes).
Chaque édition s’accompagne de la publication d’un magazine annuel et le programme a déjà donné lieu à deux ouvrages de référence consacrés à la photographie en milieu scolaire. 
Au fil des années, avec La Photographie à l’École, la Maison Doisneau a surtout constitué une collection unique en son genre : près de 2 000 tirages et plus de 25 000 fichiers numériques réunissant une sélection d’œuvres exclusivement produites par des enfants et des adolescent·es depuis vingt-cinq ans. Chaque nouvelle édition enrichit cet ensemble singulier et sans équivalent en Europe, qui constitue tout autant une collection qu’une archive sur un territoire regardé à hauteur d’enfants.
La richesse de cet ensemble a déjà suscité un important travail documentaire et universitaire. Elle constituera, sans nul doute, un terrain pour de futures recherches sur l’éducation artistique et les représentations du monde produites par les plus jeunes.

En 2019, l’équipe de la Maison de la Photographie Robert Doisneau rédige le cahier des charges du futur Lavoir Numérique, équipement culturel aménagé dans l’ancien lavoir-bains-douches de Gentilly et inauguré à la fin de l’année 2020.
Désormais réunis au sein d’une même équipe et d’un même projet, les deux lieux permettent de circuler entre différentes temporalités et différentes formes de production visuelle, depuis la photographie historique et contemporaine jusqu’aux expressions les plus actuelles de l’audiovisuel. Avec ses 1 000 m² dédiés à la création et à la diffusion, le Lavoir Numérique associe un département photographique, un département cinématographique et — fait suffisamment rare pour être souligné dans un centre d’art — un espace consacré aux arts sonores.
Un lien historique reliait déjà ces deux bâtiments. Enfant, alors qu’il vivait à Gentilly, Robert Doisneau fréquentait lui-même le lavoir-bains-douches, tissant ainsi entre les deux sites un fil tout à fait naturel et fondateur.
Aujourd’hui, les deux équipements dialoguent étroitement. Des programmations parallèles, complémentaires ou convergentes peuvent être envisagées afin de faire résonner les œuvres, les contextes et les problématiques contemporaines. 
Ainsi, lorsque la Maison Doisneau présente en 2024 une exposition consacrée à Terre des Hommes, revue photographique taïwanaise publiée entre 1980 et 1985, le Lavoir Numérique développe, dans le cadre de l’une de ses Séquences (format transversal associant exposition, programmation cinématographique, rencontres, podcast, ateliers et stages de pratique au sein d’une même thématique) une réflexion consacrée à l’île de Taïwan sous un angle environnemental et démocratique, notamment à travers le regard du photographe Yang Shun-Fa.
À l’inverse, lorsque le Lavoir explore les relations contemporaines entre la danse et les écrans, en particulier ceux des réseaux sociaux, avec Danses-Écrans, à la rencontre d’un phénomène (2026), la Maison Doisneau propose simultanément Par-delà le mur du son. Fêtes techno (2026), une exposition consacrée aux cultures rave et free parties à travers les œuvres de Julie Hascoët, Cha Gonzalez et Rebecca Topakian.
L’ouverture du Lavoir Numérique a considérablement renforcé le rayonnement culturel initialement porté par la Maison Doisneau. Elle a permis notamment d’élargir les formats de médiation et de diffusion : projections de films documentaires consacrés à la photographie, rencontres avec des photographes, cinéastes ou chercheur·ses, conférences et débats prennent désormais place dans la salle de projection du Lavoir.
Surtout, le rapprochement entre les deux entités a permis de déployer une offre particulièrement ambitieuse en matière d’éducation artistique et culturelle, tant hors les murs qu’in situ. Les studios et espaces d’ateliers accueillent aujourd’hui des stages d’initiation, des ateliers et des parcours de pratique encadrés par l’équipe du service Maison Doisneau – Lavoir Numérique, aux côtés d’une vingtaine d’artistes intervenant·es mobilisé·es chaque année.
Depuis trente ans, la Maison de la Photographie Robert Doisneau n’a cessé d’explorer, de questionner et d’élargir les territoires de la photographie. A présent en dialogue constant avec d’autres formes artistiques et d’autres médiums développés au Lavoir Numérique, elle poursuit une même ambition : accompagner les mutations de l’image, mettre en perspective ses usages, et contribuer à une meilleure compréhension du monde profondément visuel et audiovisuel dans lequel nous vivons. 
Trente ans après son ouverture, la Maison Doisneau demeure ainsi fidèle à son projet fondateur tel que l’aurait certainement souhaité Robert Doisneau : faire de la photographie non un patrimoine figé mais un espace vivant de réflexion, de transmission et d’invention.

Michaël Houlette, directeur de la Maison Doisneau et du Lavoir Numérique
septembre 2026